Comment réagir face au bulletin de son (ou ses) enfant(s) ?
En tant que parent, il n’est pas toujours évident de le savoir : Faut-il laisser place à son impulsivité et pousser une gueulante en cas d’échec? Ou offrir la nouvelle console de jeux parce que le gamin a ramené un 10/10?
C’est bien-sûr du « cas par cas » mais le psychologue et créateur du site lepsychologue.be tente une réponse dans les grandes lignes.
" En cas d’échec, la première question à se poser est ‘Dans quelle situation d’échec se trouve-t-on?". Ça peut être une dégradation dans le temps, un changement soudain, etc.
En cas d’échec …
Dans la majorité des cas d’échec, il y a un problème sous-jacent. Il vaut mieux alors discuter et chercher à comprendre d’où vient le souci. Le milieu familial peut aussi en être la cause, en cas de divorce par exemple. Si ça vient de là, la punition ou l’engueulade ne ferait qu’empirer les choses », détaille Jérôme Vermeulen.
Les mauvaises notes peuvent aussi arriver avec la crise d’adolescence, l’école ne l’intéresse pas ou plus. « Ici, la discussion est aussi à mettre en avant: parler des intérêts de l’école, actuels et futurs. Maintenant s’il voit ses parents traîner les pieds tous les matins pour aller travailler et qu’on lui répète que les études servent à trouver un emploi, sa motivation en prendra un coup. C’est difficile d’être motivé dans un climat négatif », précise-t-il.
Par contre, si le jeune commence à avoir de mauvaises fréquentations et qu’il se la coule douce, il ne faut pas rester sans rien dire. « Discuter reste encore la première piste: il vaut mieux ne pas punir dès la première fois mais s’expliquer. S’il recommence, alors on peut trouver une punition mais elle doit avoir un sens », indique le psychologue.
La récompense: pas systématique.
Si, dans votre cas, c’est tout le contraire, ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas conserver un juste milieu. « Une récompense, oui, mais pas n’importe comment », signale Jérôme Vermeulen. « Globalement, il vaut mieux favoriser les encouragements réguliers. On peut faire un cadeau (pas forcément un gros) en cas de beaux progrès, d’un test bien réussi, d’un effort spécial, etc.
Mais régulier ne veut pas dire systématique. La récompense ne doit pas être la carotte qui fait avancer l’âne sinon ce ne sera pas efficace: la motivation sera externe et non interne. Évitez donc d’en parler avant », dit-il encore. Le psychologue insiste également sur le fait que la récompense ne doit pas forcément être matérielle: ça peut très bien être un moment d’émotions partagées, une parole gentille, un encouragement, une marque affective,… Et ce, tout au long des bonnes notes de l’année.
Texte adapté de SudPresse (DR)
Commentaires: