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BONNE FETE PAPA !
30/05/2011

BONNE FETE PAPA !

La fête des Pères, une fête trop discrète?


On parle beaucoup de la Fête des Mères, nettement moins de la Fête des Pères. Allez savoir pourquoi !


Cette situation remonte probablement au temps où l’éducation des enfants reposait, pour tout ou en grande partie, sur les épaules des seules mamans. Papa travaillait dur, maman restait à la maison pour s’occuper des tâches ménagères et du bien-être, ainsi que de la saine évolution, de tous les autres membres de la maisonnée.


Sauf dans certains cas, cette époque est bel et bien révolue. Depuis deux ou trois décennies, le statut de mère au foyer a eu tendance à se raréfier. C’est que la situation économique étant devenue ce qu’elle est devenue, parvenir à faire face au coût de la vie avec le seul salaire masculin a peu à peu commencé à relever de la gageure.


Ces mutations sociales quant à la gent féminine ne sont pas restées sans conséquence quant à la gent masculine. Madame travaille, donc difficile  pour elle d’embrasser en même temps tous les rôles qu’elle endossait jadis avec bonheur. Monsieur doit dorénavant mettre la main à la pâte, c’est l’évidence même.


Alors venons-en au fait. La plupart des hommes ont bien compris ces changements et ont donc pris à bras le corps la partie qui leur revient dans le processus éducatif de leur progéniture. Une nouvelle génération de papas est née.

 

 

Vous apprendrez dans cet article: quelle est l'origine de la Fête des Pères, l'officialisation de la Fête des Pères, l'origine du mot "père", l’autorité paternelle vue au travers de l'histoire, du papa craint au papa poule, quelques idées de cadeau pour la fête des pères.

 

 

Origine de la Fête des Pères.

 


Sans remonter au pater familias romain, dont le terme usuel aujourd'hui évoque l'autorité plus que la tendresse, ce sont les Américains, comme pour les mamans, qui ont consacré les premiers une fête aux papas.


C'est en 1910 à Spokane, aux Etats-Unis, que Sonora Smart Dood en eut l'idée. Elle voulait rendre hommage à son père qui avait élevé seul six enfants. Son père étant né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des Pères.

 

Officialisation de la Fête des Pères.


Calvin Coolidge, président de 1924 à 1929, inaugure son mandat par la création d'un jour spécial dédié aux papas, et Lyndon Johnson, successeur de John F. Kennedy, fixe cette fête au troisième dimanche de juin en 1966.


En France, on fête les pères depuis 1952. En Belgique, c’est la date du deuxième dimanche de juin qui a été retenue.

 

Origine du mot "père".


Père vient du latin "pater", qui désigne à la fois le représentant de l'autorité, le père de famille et le géniteur. Aujourd'hui le terme père nous évoque plutôt la tendresse, mais le rôle du père a évolué au fil du temps, pour passer de l'autoritaire pater familias de l'antiquité, qui avait même le pouvoir de vendre ses enfants, au papa d'aujourd'hui !

 


L’autorité paternelle.


Sous l’Antiquité, le pater familias règne dans sa famille comme César sur Rome. Il a droit absolu de vie et de mort sur ses enfants. Une scène reste connue : celle de la présentation des nouveaux-nés à leur père… L’enfant qui vient de naître est amené et montré à son père. Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve place dans la famille. Sinon, il est mis à mort ou exposé à l’abandon sur une place publique. Ce droit de vie et de mort permanent des pères sur leurs enfants est supprimé à la fin de l’Antiquité par les empereurs chrétiens.

 

L'autorite du pere a travers l histoire

L’autorité parentale est mieux partagée et moins forte au Moyen-Age. Les filles sont placées sous l’autorité maternelle. Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur mère jusqu’à l’âge de l’apprentissage professionnel (vers huit à douze ans) ou chevaleresque (douze à quinze ans) et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du père.

 

La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise reconnaît au Moyen-Âge la validité des mariages contractés sans le consentement des parents à partir de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les filles, mariages qui souvent émancipent les enfants.


L’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue. Le garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que : "nous devons tenir nos pères comme des Dieux sur terre" et Jean Bodin va jusqu’à réclamer le rétablissement du droit de mort du père sur ses enfants !


Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines. La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants mais aux petits-enfants et à toutes les générations qui suivent. Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure de contrat (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord du père ni faire de testament.


Cette autorité paternelle est de durée variable selon les régions. Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous les descendants aussi longtemps que vit le chef de famille.


La Révolution Française met en avant l’égalité des membres de la famille et, à propos des enfants, assure que "la voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle… Surveillance et protection, voilà les droits des parents".


Avec son Code civil de 1804, Napoléon réalise un nouveau compromis entre le droit révolutionnaire et le droit d’Ancien Régime et contribue à renforcer "l’autorité de son chef… car c’est par la petite patrie (la famille) que l’on s’attache à la grande".


La famille se suffit alors à elle-même. C’est très progressivement que l’Etat va prendre en charge des fonctions qui relevaient auparavant du père de famille : instruction, surveillance sanitaire et alimentaire… L’Etat peut même désormais se substituer au père en cas de défaillance ou de carence.


Enfin, des réformes successives au XXème siècle ont remplacé la famille hiérarchique fondée sur l’autorité du mari et du père à une famille égalitaire entre les époux qui prennent solidairement les décisions concernant les enfants.

 

Du papa craint au papa poule.


Papa poule

Il y a les nouveaux pères, les papas poules, les pères absents, les papas modèles... Autant de qualificatifs pour ces aventuriers de la paternité. Il est vrai que leur rôle a considérablement changé. Ils ne se limitent plus aujourd'hui à incarner la loi et l'autorité, à poser des limites et à les faire respecter. Les pères sont donc aussi des papas, câlins et joueurs, mais toujours doués d'une grosse voix. Et comme les femmes, ils s'efforcent désormais de conjuguer vie familiale, professionnelle et amoureuse. Une position parfois nouvelle pour certains, qu'ils doivent investir, avec la bénédiction des mamans.


Le père a un peu le mauvais rôle, puisqu'il est celui qui doit séparer la mère et l'enfant. Sa position et son regard extérieurs lui permettent en effet d'instiller la distance nécessaire et de transformer le couple que forment l'enfant et sa mère en triade.

 

Ensuite, le rôle traditionnel du père est d'incarner la loi. Il pose les limites à l'enfant, et à la mère aussi !


Il est celui qui ramène les deux à la réalité, rendant impossibles tous les fantasmes maternels. Les pères doivent en fait conjuguer trois désirs : amener leur compagne à reconnaître qu'ils peuvent faire différemment d'elle et donc accepter leur place paternelle ;  investir cette place et oser être père comme ils ont envie de l'être ; être légitimé comme père par leur propre enfant.

 


Quelques idées de cadeau.

 


Etre un père dans l’acceptation moderne du terme n’a donc rien d’une sinécure. La grande majorité des papas font beaucoup d’efforts pour se montrer à la hauteur. Logique, donc, que peu à peu la Fête des Pères ait acquis le même degré d’importance que la Fête des Mères. Et que les papas se voient donc gratifiés, une fois l’an, de petits gestes les récompensant.


Quels petits gestes ? Ils peuvent être de plusieurs ordres. Que les petits enfants et les jeunes adolescents ne cassent pas leur tirelire. Un dessin, un petit bricolage, une chanson ou un poème suffiront à faire chavirer les cœurs paternels.


Quant aux grands enfants, les idées cadeau ne manquent pas. En voici quelques unes : cigares, parfums, livres (humour, BD, sport, suspense, écologie, monde de l’automobile…), un coffret de vins, un panier de produits de bouche, un DVD, une séance de relaxation, un stage de cuisine ou de conduite, de l’outillage, un chèque cadeau city trip, un bon « vivabox », « bongo» ...


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